1. Pascal FOURCAUT Le 01/02/2026
Je découvre votre site avec intérêt. Ce qui y est écrit mérite vraiment d'être lu. Juste une petite ...
2. manon Le 19/01/2026
Cher Francois, je suis très heureuse de vous avoir rencontré et d'avoir pu discuter avec vous de philosophie. ...
3. Claudine.g.c.kaiser@gmail.com Le 16/09/2025
Beaucoup de commentaires de prêts que l’on croise dans les forums ne reflètent pas forcément la réalité ...
4. Paténéma François Le 04/02/2025
François Même si, n'en déplaise Nietzsche : "Le plus grand des sérieux n'a rien de sérieux" c'est ...
5. Yael Armanet Le 11/07/2017
Pour vous, cher François… C’est l’histoire d’une adolescente rebelle à qui son « nouveau prof de philo ...
6. vera idely cabral Le 26/05/2017
Oh, captain, my captain! La mort de ma mére, la folie de mon frére... et le temps qui passe sans cesse. ...
7. yasar çabuklu Le 19/11/2015
Dear François Warin, I am a Turkish essayist. I came across your web site during my surf on the subjects ...
8. lorenzini patricia Le 13/08/2015
Monsieur, je ne sais si votre site est encore d'actualité. Je connaissais Armelle du temps de Nice, ...
Il y a longtemps que je n’avais pas été ainsi bouleversé et, je l’avoue, en larmes par une oeuvre d’art (la dernière fois c’était dans la vaisseau de l’abbaye de Fonfroide). "La peinture, disait Braque, est essentiellement comme l'amour, elle est puissante. C'est ce qu'elle fut pour de Staël".
Ah ce coup ! Ah cette peinture aux "mille vibrations du coup reçu" ! Ah cette couleur pure, stridente, pigmentaire, élémentaire qui monte, qui claque et qui éclate ! Eléments pour une ethique comme disait Jean Nabert !
Après une telle apparition on ne peut que disparaître et quand, équilibre unique, c’est sans hésitation que « ça a lieu » et absolument ou tout d’un coup (1), alors on conçoit qu’on ne peut plus que se damner ou... que se tuer ainsi qu’il advint en mars 55 dans cette oeuvre ultime et indépassable !
Car c’est bien la peinture qui s’est achevée en ce jour de Mars 1955. Pourquoi ? parce que la peinture a connu alors un point f’achèvement et de non-retour. Cézanne déjà avait réussi à concilier les inconciliables, la figuration et l’abstraction dans ses Sainte Victoire et ses aquarelles mais, comme on l’a remarqué, il venait de la figuration romantique. Nicolas de Staël, venu de l’abstraction matiériste, fit le chemin exactement inverse et réussit, dans « la folie pure de l’art" à faire tenir ensemble en un équilibre unique et comme suspendu la forme et l’informe, la "fulgurance de l’autorité" et la "fulgurance de l’hésitation", l’objectivité de la réalité du lieu et la subjectivité du regard. Bientôt c’est l’eau bleu-grise et couleur de plomb de la rade d’Antibes qui emportera le corps de ce fils de Saturne amant des grands ciels noirs.
(1) « Je saisis ou pas la lumière d’ici. C’est tout ».
« Que ce soit sans hésitation, là et pas ailleurs que ça se passe ». I « »La couleur claque, dure, juste, formidable, vibrante, simple, primaire » comme dans ces ciels de feu rouge vif où la couleur est poussée à son paroxysme