Europe

Pie ce jointe mail

 

Unbeliebt[1] Europa

 

Partie sur le dos d'un taureau, la petite Europe, aujourd'hui si mal aimée et si vilipendée, est toujours ailleurs...

 

 

 

Mais où est-elle donc en ce jour, à la veille des élections pour le parlement européen, au moment où la pire des crise secoue la construction européenne, où le doute et la désaffection s’installent dans l’opinion publique, où l’euroscepticisme se développe, où l’Europe s’enfonce dans la récession, compte plus de 20 millions de chômeurs et ne propose aux peuples en détresse que la purge de l’austérité pour ne plus faire rêver que la foule des rebelles ukrainiens en but à l'impérialisme de Poutine ? Cette Europe semble se diluer à mesure qu'elle s’élargit dans une fuite en avant aussi inefficiente sur le plan politique que tatillonne sur le plan normatif… L'Europe, un berceau vide dans lequel il n'y pas d'enfant ? (M.F. Garaud)

 

 

 

Comment faire comprendre l’état d’esprit de ceux qui, comme moi, ont été cruellement blessé par la guerre et l’espoir qu’ils ont pu mettre dans une Europe qui, alors, faisait rêver et qui ne se confondait pas avec ce grand marché à l’anglo-saxone fait de routes et de ponts anonymes comme on le voit sur les tristes billets de banque de l’Union qui ne font mémoire que des billets de monopolie ?  Pour la première fois dans l’histoire du monde, l’argent, semble-t-il, est devenu maître sans limitation ni mesure (Péguy) et dévore l’économie. Hier encore Michel Albert appelait capitalisme rhénan celui pour lequel il existait des biens restés non-marchands (enseignement, santé, médias, salaire, logement, transport…) mais, sous l’influence du modèle libéral anglo-saxon passé en contrebande en Europe grâce aux commissaires de Bruxelles, ces biens sont en passe de devenir des biens marchands, gérés selon les méthodes de commercialisation et de médiatisation…

 

J’avais pourtant pris parti pour le « oui » à la veille du dernier référendum sur l’Europe où je tenais ce propos qui n’est peut-être pas totalement obsolète :

 

J'ai oublié de dire la tristesse et la colère qui seraient les miennes -enfant de la guerre que je suis- si mon pays ne saisissait pas  la chance historique qui lui est donnée de confirmer solennellement son adhésion à l'Europe.  Cette façon si française de se singulariser (toute la gauche européenne est favorable au "oui" ) n'aurait pour  tous les peuples du continent qu'une signification : une façon de  céder aux sirènes d'un nationalisme, qui, nous le savons d'expérience, est, en politique,  ce qu'il y a de  pire.

 

J'entends bien : l'Europe n'a aucune réalité, aucune substance politique et il est contradictoire de vouloir donner une constitution à l'Europe quand l'idée même de « corps » et de peuple européen ne présente strictement aucun sens. Où est la la figure ou la figuration, le mythe, le discours, le symbole dans lesquels nous pourrions enfin « nous » reconnaître ? Mais même si l'Europe devait rester un espace de paix et de libre-échange, face aux défis du siècle, face là la montée en puissance de la Chine, de l'Inde... l'expérience ne mériterait-elle pas d'être tentée ?

 

Et pourtant cette hypothèse doit être corrigée : la constitution représente un petit pas en avant en direction d'un modèle français de l'Europe i.e. d'une Europe plus politique (un parlement élu au S.U.) et plus sociale. Elle est libérale sans doute -mais l'Europe est libérale depuis le traité de Rome, sa fondation- mais elle est moins libérale que le monde dans lequel nous sommes  et elle cherche à rééquilibrer les exigences du marché avec les droits fondamentaux qui acquièrent enfin  force de loi.

 

Il ne faut pas se lasser de le répéter : toutes les raisons en faveur du "non" sont de mauvaises raisons :

 

-imputer à l'Europe les dérives d'une mondialisation sauvage, (l'effritement de la protection sociale et  du service public) est une mauvaise querelle : la mondialisation est un défi pour tous, un processus globale qui touche tous les pays.  La progression du chômage et de l'écart entre les revenus est imputable aux élites dirigeantes ; elle n'a rien à voir avec la constitution.

 

-la constitution ne grave dans le marbre qu'un système de réglementation plus efficace (destiné à éviter la paralysie auquel nous condamne le traité de Nice qui met toutes les Nations sur un pied d’égalité) , elle ne  rend rien irréversible et l'Union garde ses marges de manoeuvre:  tout dépendra des rapports de force et de l'existence d'une volonté politique qui pourra donner forme et visage à un objet politique qui, il est vrai, n’est pas encore identifié ; ce n'est vraiment pas le moment, pour la France de quitter le navire.

 

-Il faut être aveugle pour  penser que dans une Europe majoritairement à droite on va pouvoir renégocier à 25 une constitution plus républicaine et sociale que celle-ci qui,  pendant près de quatre ans a été négociée , pieds à pieds, en particulier sous la pression de la France.

 

C'est une  stratégie contre-productive de gribouille  que de dire "non" ; cela  aboutit inévitablement à une marginalisation de la France et à la rupture du couple franco-allemand ; cela jette de fait  l'Allemagne dans les bras de l'Angleterre, modifie les rapports de force et prépare une Europe plus libérale encore.  

 

Voulez-vous pour finir le nom d'un bon Européen, d’un philosophe qui a bien vu, dès la fin du XIXe siècle, que l’unité de l’Europe était une nécessité économique ? « Les petits Etats d’Europe (…) vont devenir intenables économiquement, vu les exigences souveraines des grandes relations internationales et du grand commerce qui réclament l’extension suprême des échanges universels, un commerce mondial. L’argent à lui seul obligera l’Europe, tôt ou tard, à se coaguler en une seule masse » ainsi écrivait Nietzsche en 1888.

 

 

 

Mais l'Europe a aussi une dimension politique et spirituelle et l’Europe d’aujourd’hui franco-allemande, italienne, polonaise, dalmate… est déjà une peu nietzschéenne: sans le savoir, elle est byronienne et cervantine et dostoïevskienne et même tolstoïenne, par la déclaration de guerre à la guerre. Nietzsche n'est pas un pacifiste. Il «déclare la guerre» en effet, à la «rage nationale», au Reich, à «tous ces petits Etats» qui font le lit de théories «maudites» dont la fortune a souillé le siècle. Nietzsche voue une haine radicale à cette Europe-là, celle qui fait l'éloge de la pureté de la «race aryenne», celle qui refait surface aujourd’hui avec la montée du populisme et du fanatisme, seul stimulant de la volonté des médiocres. L’Europe pour fédérer son extrême diversité a besoin d’hommes forts si l’on précise que la force n’est pas le pouvoir, que la puissance n’est pas la violence mais la maîtrise que l’on trouve chez les esprits vastes, profonds, indépendants qui ont noms Goethe, Beethoven, Stendhal, Heine… les seuls véritables européens ; « ce que je vois se préparer et comme avec hésitation c’est l’Europe unie »

L'U.E.  ? elle a eu lieu et c'était d'abord une idée   française et elle a eu un objectif et une raison d'être jusqu'en 1990 alors qu'il fallait défendre les démocraties contre le bloc soviétique. Aujourd'hui, au moment où l'on va envoyer au parlement des partis qui veulent la détruire, elle est en panne et ne peut redémarer que si on nous montre clairement quel est son objectif...

 

 

 

LENDEMAINS D'ELECTIONS : LES EUROPEENES  DU 25/5/2014

 

 

 

"Les petits Etats d'Europe (...) vont devenir intenables économiquement, vu les exigences souveraines des grandes relations internationales et du grand commerce qui réclament l'extension suprème des échanges universels, un commerce mondial. L'argent à lui seul obligera l'Europe, tôt ou tard, à se coaguler en une seule masse". Nietzsche, 1888.

 

 

 

Dites-moi, amis, que dites-vous de la nuit et de la confusion dans laquelle nous voici plongés ? Ô l'affreux visage de la « patrie » et l’image racornie que la France de la révolution et de l’émancipation va donner désormais au monde !  Comment le « peuple » (i.e. la classe des déshérités) a-t-il pu ainsi se laisser aveugler ? Les racines vénéneuses du FN, bien que enfouies et cachées sont pourtant encore là, bien vivantes !

 

Car ce sont surtout les moins diplômés et les jeunes de moins de 30 ans qui ont voté en masse pour le FN. Faudrait-il alors réagir en les traitant de fascistes (1) et de racistes (2) et réserver le vote à l’élite des gens dits cultivés, à ceux qui ont fait un peu d’histoire et qui ont encore quelque mémoire ?

 

 Quelque chose nous dit  pourtant que nous ne l’avons pas volé et que c’est le « peuple » qui a eu ici raison comme s’il avait, une fois de plus, un don de bonne vue aiguisé par le désespoir et comme si c’était « nous » qui nous prétendons faire partie de « l’élite » qui, gavés d’idéologie, avions perdu la main, étions complètement à côté de la plaque et avions cette fois-ci tout faux.

 

  Il y a ceux qui ont voulu d’abord, en France, sanctionner la classe politique. Comment ne pas leur donner raison ? Car enfin les partis de gouvernement englués dans le bricolage pratico-pratique (réduction des déficits, ristourne aux entreprises pour assurer leur compétitivité) ont été incapables de proposer au pays un chemin d’avenir dans un paysage mondial profondément bouleversé par la mondialisation. Ils  n’ont pas cessé de donner le spectacle affligeant d’une guerre sans objet  : avec le tournant social-démocrate du gouvernement plus rien ne sépare désormais l’UMP du PS même s’il y a effectivement plus de voyous à droite (avocats d’affaires soucieux de faire du business) et plus de médiocres à gauche : la ligne en zig-zag de la politique du gouvernement, devenue illisible, a achevé de discréditer un programme politique inconsistant qui n’en finissait pas de jeter par dessus bord ses fondamentaux (nation, république, socialisme, goût et sens gaullien de l'autorité et de l’indépendance nationale, laïcité…) tout ce qu’avec une intelligence consommée, l’égérie du FN n’a eu qu’à ramasser.

 

Il y a ceux qui, floués et trahis par le traité de Lisbonne, ont voulu redire « non » à l’Europe, « non » à une Europe antidémocratique dans laquelle le modèle libéral anglo-saxon était passé en contrebande grâce aux commissaires de Bruxelles et qui était ainsi devenue une machine à déréguler et à privatiser, machin et machines vite accusés, bien à tort, d’être responsables de  tous nos maux.

 

 Les pères fondateurs de l’Europe sont restés hantés par le souvenir cuisant des dictateurs assassins et de leurs projets impérialistes. Ils ont voulu exclure de l’Union toute la dimension charnelle, historique et mythique du politique, éviter de mettre en avant un homme fort, d'un homme à charisme. Ils ont préférer  construire une structure technocratique horizontale (et non verticale comme le seraient des Etats-Unis d’Europe) dominée par des préoccupations juridiques, économiques, monétaires… Le résultat est que l’Europe est pour nous tous un projet abstrait, lointain, désincarné, sans réalité substantielle, impuissant à susciter l’amour, la ferveur et l’admiration. Sans visage, sans frontière, sans limite ni dé-finition,  potentiellement étendue à toute la terre reconnaisssant les droits de l'homme (le droit-de-l’hommisme, comme disent ses détracteurs, n'est cependant pas rien, demandez plutôt à ceux qui ont occupé si longtemps la place Maïdan, mais il ne fait pas pour autant une politique), elle est suspectée non seulement d’avoir dérégulé l’économie comme le préconisait la droite libérale mais aussi d’avoir l’intention de déréguler la société selon les désirs d’une gauche trop pressée d’entériner par le droit les évolutions de la société.  A jouir sans entrave, à mourir dans le confort, à libérer toutes les pulsions immédiates on travaille sans doute pour la croissance mais on fait surtout le jeu du consumérisme et on rétrécie la stature de l’homme. Comment alors jeter la pierre à ceux qui ne se reconnaissent pas dans cet ectoplasme exsangue qui n’existe pas vraiment puisque seule une culture commune pourrait nous faire tenir ensemble et constituer un peuple (au sens d’une singularité collective) européen ?

 

Mais rien ne justifie bien sûr ce repli nostalgique et apeuré sur le pays réel, cette allergie à l’autre,  cette islamophobie qui vient relayer l’antisémitisme et qui est si contraire à l’identité européenne marquée depuis toujours par la curiosité pour l’autre : cette identité est excentrique, irriguée par ces deux sources et ces deux capitales, Athènes et Jérusalem qui sont extérieures à l’espace européen…  Car l’esprit européen existe  et il n’y a rien à changer à ce qu’écrivait Valéry en 1919 :  « partout où les noms de César, de Gaius, de Trajan et de Virgile, partout où les noms de Moïse et de St Paul, partout où les noms d’Aristote, de Platon et d’Euclide ont une signification et une autorité simultanées, là est l’Europe. Toute race et toute terre qui a été successivement romanisée, christianisée et soumise quant à l’esprit, à la discipline des Grecs, est absolument européenne ». Mais si l’esprit européen existe, l’Europe, elle n’existe pas, elle n’est qu’un idéal régulateur car il faudrait comme le constatait Romain Gary, que la culture (et pas seulement le charbon et l’acier, le fromage et le cochonna passe dans la réalité… la façon dont elle traite les migrants clandestins montre qu’il y bien du chemin encore à parcourir

 

Les fondateurs de l'Europe, il est vrai, ont voulu, de façon réaliste, commencer par le bas, fonder cet admirable projet pacifiste sur l’économie mais même dans cet ordre là, sans harmonisation des politiques économiques et budgétaires, sans la solidarité des forts envers les faibles, sans  le droit pour chacun de s’ingérer dans les affaires de l’autre, il n’y aura pas d’U.E. et on ne sortira pas de la crise de l’euro.

 

Mais comment les Etats-nations qui n'ont jusqu'ici conduits qu'à la guerre et qui empêchent que l’Europe, la plus grande puissance économique du monde, puisse faire face à bien des problèmes (écologiques en particulier) pourraient-ils renoncer à leur égoïsme ? Il faudrait pour cela bâtir une Europe infra-étatique, une Europe des régions (régions qu'on essaie en France de mettre à l'échelle de l'Europe), une Europe des régions fédérées unie sur la base de sa culture commune et protectrice de sa diversité interne comme le pensait Denis de Rougemont. Cet ardent européen était Suisse. Et le paradoxe est que la Confédération helvétique refuse d'intégrer l'U.E. alors qu'elle réalise cet idéal et qu'elle forme à elle seule une Europe en miniature.

 

L'ambition européenne est, il est vrai, supra-étatique mais elle est née d'une grande ambition, d’une grande utopie:  celle de réconcilier des peuples et des Etats depuis longtemps ennemis. L'Europe est arrivée aujourd'hui, malgré les difficultés dans lesquelles elle est engluée (chômage, montée des populismes), à un degré de civilisation, de justice sociale et de solidarité qui en fait un modèle et, pour tous les pays du monde, une zone d'attraction. A l'heure des révolutions arabes, de l'essor des pays émergents et des partenariats privilégiés que cela rend possible, la voici de nouveau confronter à un défi à relever. Face à la politique de V. Poutine qui cherche à fédérer tous les mouvements d'extrême droite afin d'affaiblir et de destabiliser les démocraties, qui tente de dresser l'empire continentale eurasien de la troisième Rome contre son ennemi, les Occidentaux atlantistes (3), l'Europe n'aurait-elle rien à proposer ? Plutôt que de se défaire, qu'elle serre sa chance et aille vers son risque.

Juillet 2015. La crise grecque a porté à son comble les contradictions et de la Grèce qui, héritière de la corruption généralisée de Byzance et de la domination ottomane plus que de la Grèce antique, encore malade des clivages idéologiques de la guerre civile sauvage et désespérée (après Yalta et la répression de la Résistance par les britaniques) et de la dictature des colonels (1967-1974), a gravement failli en maquillant ses comptes, en refusant toute réforme sctructurelle, en privilégiant les plus riches (oligarques, armateurs, Eglise...), en faisant du chantage à l'adhésion au bloc orthodoxe de Poutine, en croyant que la théorie des jeux suffirait à se sortir des difficultés en politique, en instrumentalisant l'arme du referendum... et de l'Union Européenne sans vision, enlisée dans les comptes d'apothicaires que requièrt la conformité au marché des banquiers. On n'en sortira pas en différant les problèmes, en reconduisant au jour le jour des mesures qui ont privé d'avenir tout un peuple et qui, en tuant la croissance, l'ont enfoncé dans la récession. Demain ce sera ou le Néant ou l'émergence d'une République européenne démocratique capable de redéfinir un destin commun et de sanctionner ceux qui n'appliquent pas les règles ou ceux qui, comme la Hongrie, violent ouvertement les critères de Copenhague. La République, rappelons le, c'est le "bien commun" et, en l'occurence européenne c'est la renégociation de la dette et l'intégration sociale et fiscale sans laquelle aucune monnaie ne peut tenir durablement. On ne peut indéfiniment, comme lors de la grande crise de 2008 continuer à reflouer les banques sans changer les règles du jeu.

 

(1) Le fascisme né de la conjonction de la réaction romantique aux Lumières et des mouvements de masse militarisés de la modernité est bien présent dans le discours du FN mais dissimulés et cryptés. L'idée mère du fascisme est la défense de la nation contre l'Autre. Cet Autre c'est désormais l'étranger, les multinationales, le complot des élites cosmopolites, le fric vagabond (entendez : les juifs), les communautarismes (entendez : les Arabes), les bureaucrates de Bruxelles... autant de boucs émissaires qui menacent la Nation de l'extérieur. Ce discours de haine cherche à susciter des émotions violentes en criminalisant les élites et les déracinés de toute farine qui dénaturent les valeurs traditionnelles et dont injure à la décence ordinaire du petit peuple.

 

(2) La plupart sont simplement et à juste titre exaspérés par des migrants beaucoup plus en quête de droits sociaux que de travail. quelques uns d'entre eux menacent la paix et l'identité de certains quartiers. Ce vieux pays de paysans qu'est la France n'avait pas vocation d'être comme l'Amérique, le Canada ou le Brésil une terre de peuplement et sa réaction apeurée à l'immigration peut se comprendre même si celle-ci ne menace en rien une identité qui a toujours été en devenir. L'amalgame entre Islam et terrorisme est par ailleurs cocasse quand on songe que les Musulmans sont, sur le plan des moeurs, les plus hostiles aux réformes sociétales des gouvernements de gauche et en conséquence les plus proches des partis dits "réactionnaires".

 

(3) Cf., l'immense succès que connaît en Russie l'oeuvre de Carl Schmidtt qui fait de la terre le principe d'un combat de civilisation. Comme au temps de la guerre du Péloponèse c'est l'ours contre la baleine. La mer sans frontières, symbole de la perte des limites, est pour lui l'élément fondamental des Anglo-saxons et celui... des juifs, disciples du monstre marin Léviathan. Fondée sur l'hostilité fondatrice du politique (le couple ami/ennemi) la politique de Poutine ne peut s'affirmer qu'en se choisssant un ennemi (l'Occident homosexuel et décadent) alors que l'Europe, semble-t-il, croît en multipliant le nombre de ses amis. Cf. Michel Eltcheninoff in Philo-magazine n° 79 : A la recherche d'un nouvel ennemi et n°80, Dans la tête de Vladimir Poutine.

 

 

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